Le Palais de Marbre à Nice

Le Palais de Marbre du XIXe siècle qui s’étendait jusqu’à la mer, l’endroit (23 hectares !) était la demeure du banquier Honoré Gastaud qui y planta de nombreuses essences : araucarias, palmiers, eucalyptus, cèdres qui donnèrent par la suite leur nom à la propriété qui porte aussi l’appellation  » Villa Les Palmiers  » puis  » Les Grands Cèdres « .

Le site, qui jouissait d’une renommée importante, était alors très apprécié de la tsarine Alexandra Feodorovna mais aussi de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie qui y furent logés lors des grandes festivités. En 1871, le consul Ernest Gambard, marchand d’oeuvres d’art, acquiert le domaine et charge l’architecte Sébastien Marcel Biasini de construire sur cet emplacement une magnifique demeure dans un style à l’italienne : l’édifice est recouvert entièrement de marbre – d’où son surnom – importé de Carrare par 27 bateaux.

Le Palais de Marbre à Nice

Devenu un lieu de réception très prisé des bourgeois locaux et de l’aristocratie russe ou européenne, l’endroit sert aussi de galerie d’expositions. Côté jardin, une serre abritant un jardin d’hiver, des pièces d’eau ainsi que des grottes artificielles y sont installés. La propriété fit l’objet au cours de la fin du XIXe siècle de plusieurs morcellements : le château Barla (aujourd’hui siège du Pérou) et le château de Fabron furent vendus tandis qu’on fit construire l’école Sainte-Hélène sur une parcelle du domaine. Après la mort du consul en 1902, le palais est transformé en un luxueux lupanar. En 1956, l’ensemble du lotissement est vendu à une société immobilière qui le transforme en un ensemble d’immeubles d’habitations. Le bâtiment, désormais encerclé par des barres d’immeubles inesthétiques, conserve malgré tout de sa splendeur et une partie du parc est toujours préservée. Depuis 1960, le palais appartient à la ville de Nice qui y a installé le service des archives municipales.